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Intégration d’applications ou intégration ontologique ? janvier 9, 2006

Posted by vincent poncet in Architecture.
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L’intégration du SI passe par l’intégration des briques le composant étant présent à un moment donné. Aujourd’hui, la brique élémentaire du SI est l’application. C’est donc tout logiquement que l’intégration du SI est considérée comme l’intégration des applications qui le composent. Néanmoins, il ne suffit pas de connecter les applications entre elles selon les besoins en information de telle ou telle application pour dire que l’on fait de l’intégration de SI. Il ne faut pas prendre l’application comme un élément stable et autonome qu’il faudrait connecter à d’autres éléments stables et autonomes. Il faut plutôt intégrer ce pourquoi les applications ont été conçues. Il faut donc revenir à leur processus de conception afin de définir l’objet de l’intégration de SI.

Le processus de conception de l'application comme source du problème d'intégration

Une application est conçue pour répondre à des besoins métiers au périmètre bien circonscrit. En effet, chaque application est généralement considérée comme propriété de la branche métier commanditaire. C'est, en effet, elle qui a ouvert une ligne budgétaire afin de payer la DSI pour la conception de l’application correspondant à son besoin. Cette relation de propriété entre la branche métier et l’application conduit nécessairement à la limitation du périmètre de l’application aux besoins de la branche commanditaire. Pour la branche métier commanditaire et utilisatrice de l’application, cette application lui sert à automatiser un certain nombre de tâches relatives aux sous-processus dont elle a la charge dans l’entreprise et d’en suivre l’exécution. Ainsi, cette application servira à manipuler un certain nombre d’objets en vue de leur appliquer les traitements appropriés. Par exemple, la branche « Commercial » souhaite une application de gestion des ventes. Pour cela, devront être définis l’objet métier « Vente » ainsi que les différents traitements qui feront évoluer son cycle de vie. Ces différents traitements seront définis en accord avec les sous-processus méties relatifs au processus métier « Vente » dont elle a la charge.

Les applications sont définies par rapport à des besoins au périmètre restreint. On comprend donc que la définition des objets et des traitements relatifs à ces objets présents dans l’application ne recouvrent qu’une vision parcellaire et non globale de l’entreprise. Une application manipulant des sous-processus et des objets métiers, elle porte en elle une représentation du monde du point de vue de son commandiataire. Une application porte donc l’ontologie relative à la branche métier commanditaire et non l’ontologie globale de l’entreprise. Or, un même objet métier peut se retrouver dans différents processus métiers. Par exemple, l’objet « Vente » est autant présent pour la branche métier « Commercial » que pour celle de « Gestion des stocks ». Sa définition au sens de l’entreprise sera donc portée par au moins deux applications. De même, les sous-processus réalisés dans différentes applications participent aux mêmes processus globaux. Les définitions des objets métiers et des processus globaux sont donc disséminées dans tout le système d’information. Toute la difficulté de l'intégration du SI consiste donc à recréer une homogénéité globale alors que les parties à intégrer n’ont pas été conçues dans cette optique.

Le but de l’intégration du Système d’Information : l’intégration ontologique

La problématique d’intégration du système d’information prend donc sa source dans cette dissémination des définitions des objets métiers et des processus globaux de l’entreprise dans toutes les applications du système d’information. L’intégration de SI ne vise qu’à rassembler tous les sous-processus et les objets métiers parcellaires portées par toutes les applications du SI afin de reformer les processus métiers de bout en bout de l’entreprise et les objets métiers du point de vue global de l’entreprise. En un mot, l’intégration du système d’information vise à faire émerger l’ontologie de l’entreprise à partir des ontologies locales de ses différentes branches métiers capturées dans les applications du système d’information.

Commentaires»

1. S* oriented architecture at Aurélien Pelletier’s Weblog - avril 12, 2006

[...] Au final les services produits sont les services de l’application, pas les services de l’entreprise. Cette notion est développée dans ce billet: Intégration d’applications ou intégration ontologique ? Au lieu d’une approche technique au niveau applicatif il faudrait mieux se concentrer sur une approche fonctionnelle au niveau de l’entreprise. C’est le rôle du(des) homme(s) en rouge sur mon deuxième schéma. Le développement des services doivent être des projets à part entière, ce sont des applications comme les autres, avec leur propre budget et leur responsable métier dont l’objectif sera de produire des services réutilisable par les autres applications. Ces responsables de services ne sont pas rattachés aux achats ou à la production, ils sont transverses à l’entreprise. [...]


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